Oh toi Maître de l’absence :Zohra  Nabli Tabet

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Oh toi Maître de l’absence

toi qui dans l’ébène

luit dans chaque impulsion de lumière..

Douleur de mes poèmes,

Voilà que des légendes  passent

et de nouvelles surgissent,

Des saisons s’écroulent et d’autres renaissent

et ton amour reste le maître de ma tristesse …

Oh toi qui a lâché mon rêve

sur les trottoirs de l’oubli

seul avec les échos du vent

frémir, proie aux déceptions…

me voici, femme sans demeure

tournant autour de son ombre,

jusqu’au désarroi…

Tremblant dans la nudité des nuits,

blâmant le vent,

tâtonnant les restes de soi,

la joue comme une plaie souillée

mouillée de nostalgie,

mendiant un peu d’émoi,

Oh juste un brin de ton cœur !

Oh saisons réfractaires

enfouies comme un automne

dans les veines du temps !

empilés dans mon cœur

sont les poèmes du froid austère

alors de mes pleurs sacrées je me purifie…

Grande est cette tristesse qui m’habite!

O Maître de l’absence !

Depuis notre rencontre

Et les heures ne sont que TOI, hors les élans

où je me fond  en toi…

Alors que, silencieux tu partais

mon silence grondait: ne pars pas

mais la route des rêves de l’envol

est attrayante …

Depuis ce jour, et la lune sur le cristal des douleurs

Peint des milliers de patience

Aucun fruit mûr…

Oh Maître de l’absence

viens … viens oublier tous les maux

et les déceptions du passé

demain est une nouvelle année

avec l’odeur des pluies… insensées…

Dansons jusqu’au délire,

oublions ensemble toutes les absences,

Viens !

nous esquisserons sur les murs de nos souffrances

un pays qui nous convient,

simple comme nous étions,

nous cueillerons de tout cœur un bout de pain

nous Attacherons nos rêves à une étoile, folle

et une joie vidée de toutes les faussetés…

Avides de ferveur, nous embrasserons le front du soleil…

après anxiété  du crépuscule

dans un câlin profond

comme notre douleur,

nous lèveront nos mains à la prière,

Extasiés par nos prochains cafés…

O seigneur de ma souffrance !

tous les oiseaux m’ont quitté,

des penchants de la douleur infinie tombent dans le labyrinthe de l’oubli…

J’ai fermé mon coeur sur mes chagrins

J’ai failli m’oublier

pour t’oublier…

J’étais l’absente

Et tu étais  le présent, dans mon éveil et dans mon rêve

j’ai presque cru que la nuit était

une éternelle désobéissance

et que tu étais une ombre lointaine

sur le bord des mirages .. je te suis…

Et avant l’oubli au bord d’une larme

Et avant tous les contes qui ont perdu la fresque de leurs échos

et tout ce qui s’est fané,

aux recoins de l’insomnie

et avant de fermer les yeux sur mon passé,

comme toute  chimère,

au-delà des déceptions

Ton ombre lointaine s’annonce…

Comme si tu n’as pas changé

toujours toi,

tu t’absentes pour ressurgir

portant avec toi, nos rires lointains

et les luminaires de nos rues oubliés ;

là où nous étions

deux cœurs en une seule impulsion …

Tu ne pouvais être qu’illusion,

Juste un revenant,

à travers les abîmes des poèmes

et l’écho d’un baiser

me  transformant sur le chemin de la solitude,

en un poème de l’oubli..

Que suis-je ?

Rien d’autres que des poèmes

qui   procréent leurs douleurs

lapidant les lueurs de l’aube,

assombrissant le temps…

De chaque reflet de larmes,

j’arrose les mots

pour rester dans les labyrinthes de la vie.

 

Zohra  Nabli Tabet

 

 

 

 

 

 

 

يا سيّد الغياب

يا من في الدجى

يشرق في كلّ نبض ضياء

يا وجع قصائدي

أساطير تمضي وأخرى جديدة

فصول تسقط وفصول تنهض

ويبقى حبّك سيد الشجن…

يا من تركت حلمي

على قارعة النسيان

في العراء يرتجف

ها أنّني كوطن

لا تتركه الخيبات

امرأة بلا عنوان

ألوذ بظلّي حتّى الفوضى

أرتجف في عراء الليل بردا…
ذاتٌ جلستْ تعاتب الريح
تتلمّسُ بقاياها و الخدّ
جرح مبلّل بالشوق

تشحذُ بعض رغيف
فما أعظم قطعة من قلبك…
….

أيتها المواسم العصية
القابعة مثل خريف

في أوردة الزمن

تكوّمتْ قصائد الصقيع

في قلبي

فتيمّمتُ بحبر الوجع

ما أعظم حزنا يسكنني…

يا سيد الغياب
مذ إلتقينا
والساعة أنتَ إلاّ الذوبان فيك
وأنت تغادر صامتا
كان صمتي يدوي :لا ترحل
لكن الطريق مغري
بأحلام الرحيل
من يومها و القمر
يرسم على بلور الوجع
آلافا من الصبر…

….

يا سيد الغياب
تعال… تعال ننسى كل الأوجاع
وخيبات الماضي
غدا عام جديد بعبق المطر
تعال نرقص حدّ الهذيان
ننسى معا كل الغياب
نسخر من الزمن
نرسم على جدران المعانات
وطنا يليق بنا
بسطاء كما كنّا
نقطف من كل قلب رغيف
نعلق أحلامنا على نجم
وفرحة عارية من كل زيف
بلهفة نقبّل جبين الشمس
بعد شفق من القلق
و في عناق عميق
كأوجاعنا نمدّ يدينا للصلاة
وكل قهوة ونحن
على موعد
….

يا سيّد الوجع

غادرتني كل الطيور
وسقطتُ من منحدرات الوجع اللامنتهي
في دوامة النسيان،
اغمضتُ قلبي على شوقي
كدْت أنساني
حتّى أنساك
كنتٌ الغائبة وكنتَ الحاضر
المقيم في يقظتي
وحلمي
كدت أصدّق أنّ
الليل عصيان
وأنّكَّ ظلّ بعيد
على مرمى السراب.. ألاحقك
و قبل النسيان بشهقة
وكل الحكايات التي ضلّ صدى لونها
وكلّ الذي تلاشى
في زوايا الأرق
وقبل أن أغمض عيني
على أمسي،
كما كلّ وهم

من خلف الخيبة
يلوح طيفك
كأنّك بعدك على عهدك
بعدك كما كنت
تغيب لتطلّ
حاملا ضحكاتنا
وقناديل الشوارع المنسية
هناك كنّا قلبين
في نبض واحد…

….

ما كان لك أن تكون

غير وهم .. طيف يزورني

يطلّ من هفوات الشعر

وصدى قبلة ترسمني على ….  الوحدة

قصيدة عصيّة النسيان…

فما أنا سوى

قصائد تتناسلُ بالوجع

تعبث بهالات الفجر

فيخيم الزمان..

من كلّ بارقة دمع

أسقي الحروف

لأبقى في متاهات الحياة.

 

زهرة النابلي تابت

 

 

 

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